Conseils pratiques

Conseils pratiques
A la naissance, le chiot Léo pèse environ 500 grammes et sa taille est celle d'un cochon d'Inde, mais dans les mois qui suivent vont le transformer en l'un des plus grand de l'espèce canine. A 2 mois, il a multiplié son poids par 25 pour atteindre 12 kilos.
Si sa taille définitive est atteinte à l'âge d'un an sa puissance et sa corpulence arriveront vers l'âge de 3 ans.
Un mâle au maximum du standard peut dépasser 80 kilos.
La nutrition et l'éducation sont des éléments indispensables pour que le jeune chiot devienne un vrai Léo.
Gant de velours doit devenir un réflexe quotidien face à quelques oublis.
N'oubliez pas de l'habituer au brossage dès les premiers mois. Un brossage plus régulier, lors des mues saisonnières permet de maintenir l'éclat de sa robe.
N'attendez pas de lui qu'il vous obéisse au premier ordre que vous lui donnerez. C'est un molosse, intelligent mais qui peut se buter, "faire la tête" si vous le brusquez. Montrez au chiot quelles sont les règles de vie en société.
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# Posté le mercredi 07 février 2007 09:36

Le leonberg jusqu'à 1800

Le leonberg jusqu'à 1800
Entre le groupe des chiens de protection, et le tandem Saint-Bernard/Terre-Neuve, plus molossoïdes, le Leonberg est difficile à classer.

Sa morphologie est sans doute plus proche des chiens de protection comme le Montagne des Pyrénées et le Sarplaninac, mais son histoire, qui a croisé au 19ème siècle celle du Terre-Neuve et du Saint-Bernard, et le fait qu'il ne soit pas (n'ait jamais été?) utilisé comme chien de protection des troupeaux ovins, font que nous le classons dans cette deuxième catégorie.

D'après le standard, la race a été créée au 19ème siècle, par le croisement d'un Saint-Bernard, d'un Terre-neuve et d'un Montagne des Pyrénées. Cependant, on trouve la trace de Leonbergs antérieurement à la date officielle de sa création.

Le standard de la race n'exclut d'ailleurs pas l'existence de Leonbergs avant le 19ème siècle. Selon le standard, les chiens produits par les croisements d'Essig en 1846 “sont les premiers chiens vraiment dignes de porter le nom de Chiens de Leonberg”.
Ce texte sous-entend donc qu'il existait déjà, avant Essig, des chiens de Leonberg, qui eux étaient moins “dignes” de porter ce nom.
Quels étaient ces chiens?
Est il est possible que ce chien ait existé bien avant le 19ème siècle dans les montagnes d'Allemagne et d'Autriche?

Dans tous les massifs montagneux d'Europe, d'Estrella au Portugal jusqu'aux montagnes reculées des Balkans ou des Carpates, en passant par les Pyrénées et les Abruzzes, on trouve des chiens de montagne, utilisés depuis des siècles par les Bergers pour la protection des troupeaux ovins contre l'attaque des grands prédateurs, loups et ours.
Comme nous l'avons vu, ces races existent toujours dans les zones où l'élevage ovins et ces prédateurs partagent le même territoire, alors qu'elles ont disparu dans les montagnes où les grands prédateurs ont été éliminés.

Il est donc probable qu'il y avait, comme partout ailleurs en Europe, un chien de montagne, chien de protection des troupeaux ovins, dans les montagnes d'Allemagne, de Suisse ou d'Autriche avant le 19ème siècle. Mais il n'y a aucun élément permettant de démontrer une quelconque relation entre un tel chien et le Leonberg. On n'a formulé que des hypothèses, comme ce témoignage présenté par leogazette.com:

"Mme Krauss nous a indiqué l'existence de Leonbergs Français et nous contactions Mlle Bouniol de Gineste et sa mère. Elles et leurs 8 chiens vivaient dans un joli vieux château.

Elles avaient commencé leur élevage avec Alma v.d. Niederhaid et Xeres de l'Armillaire.
Alma était une chienne autrichienne. Son père Tasso Lein était sans origine connue, et sa mère Dorle v. Nuszbaum venait d'Allemagne.Xeres était d'origine française, c.a.d. son père Quidam était né en France, et sa mère Wulle v. Heidekaten était allemande.

Mlle Bouniol avait une toute différente idée de l'origine du Leonberg et elle ne se cachait pas pour le dire.
Elle nous donnait la lettre suivante et disait que la reine Marie Antoinette possédait déja un Léonberg. Un des ses ancêtres, qui était à la cour en ce temps, l'avait écrit dans les chroniques de famille, mais tout a été perdu pendant les guerres.

Traduction du texte anglais (lettre de Mme Wood):

Chère Mme. Auger,

Merci beaucoup pour votre courrier intéressant, moi , je pense personnellement que le prof. von Schulmuth était plus proche de la vérité que le plupart des personnes quant a l'origine du Léonberg, il a toujours dit que la race dominante serait le Berger Yougoslave, celui-ci est un chien marron avec les oreilles suspendues et un poil épais, une tête moyennement lourde, mais pas aussi lourde que le St-Bernard ou le Terre-Neuve, avec la démarche libre du Léonberg, et comme le Montagne des Pyrénées et le Kuvasz ils ont le même ancêtre, je vous enverrai une photo d'un Berger Yougoslave avec ce courier ci, veuillez me le rendre, parce que c'est la seule que j'ai de disponible actuellement
Quant au nom "Léonberg" je suis sûre que la ville n'a rien a voir avec le nom, je pense que Leo pour Lion et Berg pour montagne est la racine du nom ou pourrait venir de la couleur (la couleur d'un Lion), mais je ne suis pas une experte sur les noms.
J'ai fouillé dans mes photos des Bergers et j'ai trouvé que tous ont la même origine, je vous les envoie, s.v.p. retournez les moi, parcequ'il serait très difficile de les remplacer, il y a le Berger Roumain, le Hovawart, le Illyrean ou Charplanina Berger de Yougoslavie, et le Cao da Sera da Estrela du Portugal, ils ont tous la même origine, et je suis sure que vous verrez la ressemblance entre les quatre races: la démarche est la même mouvement facile du Léonberg, pas comme le Collie ou le Rottweiler ou le St. Bernard ou le Terre Neuve, ces deux dernières traînent les pieds, le Collie trotte et le Rottweiler marche, mais les autres ont une démarche très libre et très particulière.
Bien que la plupart croit que le Léonberg est originaire de la ville de Leonberg en Allemagne, le prof. von Schulmuth a découvert par des nombreuses recherches de journaux de famille privé que la race était connue a Wolfberg en 1625, sinon avant cette date. Un membre de la famille Metternich vivait près de Wolfberg et c'était par des notes de cette branche de la famille qu'il a trouvé qu'ils avaient des chiens de type Léonberg sur les domaines comme gardes contre les voleurs de moutons et de bétail, parcequ'il y avait beaucoup de vols de bétail à cette époque là. Mais le Léonberg était connu comme race en 1625 par la famille, il trouvait des notes dans le journal familial, si cette famille était la première pour élever la race il ne pouvait pas trouver d'autres renseignements.
Un membre de cette famille avait une position à la cour Autrichienne en 1740 - 1758, alors il est bien possible que la cour de Marie Antoinette aie amené quelques un de ces chiens en France.

Mme. Auger était membre du comité du club Français du Léonberg.
La lettre était écrite par Muriel Wood, qui était en train d'écrire le livre le plus complet sur tous les chiens du monde et leurs origines."

Des documents montrent que l'on trouvait autrefois, des Alpes rhétiques (les Grisons) jusqu'à l'Autriche un chien de montagne à la robe fauve charbonnée, chien de protection des troupeaux, que certains ont appelé le chien des Alpes. Il est possible que cette race bergère primitive soit aussi à l'origine du Leonberg, mais aucun élément ne permet de le démontrer.

L'ancien «Chien des Alpes» fut mentionné par plusieurs auteurs à partir du 19ème siècle, tels que Delabarre-Blaine (1803), Gayot (1867), Pertus (1893).

De plusieurs régions d'Allemagne, on se rendait à Leonberg, dont le marché aux chiens est connu depuis plusieurs siècles, pour se procurer des chiens de montagne, pour protéger fermes et troupeaux.


Certains ont avancé qu'il se peut que le nom de la bourgade, Leonberg, soit tiré du nom du chien dont elle faisait commerce, et non l'inverse. Mais l'aperçu historique de cette ville créée en 1248 montre que c'est inexact. Elle est connue pour son marché aux chevaux, dont le premier a eu lieu en 1684. Et les archives de ville de Leonberg ne font mention du chien qu'à partir de 1846, date de la création de la race par Heinrich Essig à partir d'un croisement entre le Saint-Bernard, le Terre-Neuve et le Montagne des Pyrénées.

Le “chien des Alpes”, chien de protection du troupeau, était-il l'ancêtre du Leonberg, et commercialisé depuis plusieurs siècles dans la ville de Leonberg?

Il est curieux de constater que les preuves avancées pour corroborer l'hypothèse de l'existence de ce chien de berger, de ferme sont... sa présence dans la cour des grands d'Europe.

Ainsi, le Professeur Von Schulmuth, de Vienne, a pu retrouver, dans les archives des princes de Metternich, la mention de chenils de chiens de montagne semblables au Leonberg, dès 1625.

Le Docteur Luquet indique dans sa monographie sur le Leonberg que la reine Marie-Antoinette (d'origine autrichienne), possédait un grand Leonberg blanc.

Mlle Bouniol de Gineste, fondatrice et première présidente du Club français du Leonberg, éleveuse sous l'affixe du Château de Reveillon, décrivait un tableau où Marie-Antoinette était représentée avec un Leonberg.

Loin des cours des grands d'Europe, le chien de protection des troupeaux ovins qui a peut-être été l'ancêtre du Leonberg n'a lui pas laissé de traces: l'Histoire a d'une manière générale laissé peu de documents décrivant la rude vie des chiens de ferme et l'activité pastorale.


Est-ce à cause des critiques de notre race à la fin du 19ème siècle, parfois assimilée à un bâtard de Terre-Neuve ou de Saint-Bernard, que certains lui ont recherché un ancêtre plus lointain et prestigieux?

Ainsi, la fondatrice du Club français du Leonberg était-elle partisane d'une origine ancienne - et aristocratique, du Leonberg, comme le présentait le premier bulletin du Club, 4ème trimestre 1971:

"Descendant du Dogue du Tibet, le Léonberg est connu depuis des temps immémoriaux dans les Alpes centrales et Orientales. C'est certainement la plus ancienne race de chiens de montagne. les princes de Metternich possédaient en Autriche, dans le Wolfsberg, un élevage de ces chiens en 1625, sous le nom de Léonberg, parfaitement conformes au standard actuel (1971).

On a également trouvé trace de la vente d'un Léonberg dans la ville du même nom en 1771. Léonberg, en Wurtemberg, était alors un important marché de chiens et de chevaux, et il est plus que probable que la ville tire son nom des chiens dont elle faisait commerce, plutôt que l'inverse comme on l'a dit. Léon signifiant lion et berg la montagne. le lion de montagne ou montagnard lion, ce qui décrit magnifiquement ce chien vraiment léonin d'allure. le chien lion en opposition avec le chien loup.

Il était le favori des empereurs d'Autriche, et la reine Marie-Antoinette en avait fait ramener un splendide en France, en 1780, qui mesurait 3 pieds à l'épaule, soit près d'un mètre.

En 1820, le chenil du Grand Saint Bernard fut vidé par une épizootie. Il ne resta plus qu'un seul chien et c'est à partir de ce chien et de lices Léonbergs qu'on reconstitua les Saints Bernard actuels ( ce qui rend difficile la "fabrication" du Léonberg 19 ans plus tard)"

Cet article parue dans le premier bulletin du Club et plaidant pour une existence ancienne de la race Leonberg , favorite des maisons régnantes d'Austro-Hongrie, est certes plus prestigieuse que la thèse voyant dans les origines du Leonberg divers croisements de grands chiens au début du 19ème siècle.

Mais on relève quand même quelques belles incohérences, du Leonberg utilisé en retrempe pour éviter la disparition du Saint-Bernard (c'est en fait le Terre-Neuve qui a été utilisé), au nom de la ville tiré de son marché aux chiens, alors que le premier marché (aux chevaux, les chiens sont venus après) a eu lieu en 1684, et que la ville de Leonberg existe depuis 1248.


En conclusion, il est probable qu'il y ait eu des Leonbergs (ou des “pré-Leonbergs”) avant la création de la race au 19ème siècle. Etait-il plutôt un chien de protection à robe fauve charbonnée, peuplant certaines montagnes d'Allemagne, d'Autriche ou de Suisse, ou était-il l'apanage de certaines familles aristocratiques?
Cependant, aucun élément ne permet de démontrer la moindre relation entre ces chiens "anciens" et le Leonberg tel qu'on le connaît actuellement.
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# Posté le mercredi 07 février 2007 10:40

Voici Heinrich Essig ...

Voici Heinrich Essig ...
Heinrich Essig né en 1808 et décédé en 1889. Il est considéré comme le créateur de la race Leonberg.
A ses pieds, un chien de type... Terre-Neuve
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# Posté le mercredi 07 février 2007 10:46

La creation de la race

La creation de la race
Nous avons vu, dans la première partie de l'Histoire du Leonberg, qu'il est possible que des Leonbergs, ou plutôt des “Pré-Leonbergs”, aient existé avant le 19ème siècle, partageant les mêmes origines lointaines que leurs cousins chiens de montagne peuplant les différents massifs montagneux d'Europe.

Le 19ème siècle est considéré comme celui de la création, ou de la reconnaissance, de la race.

Mais beaucoup de zones d'ombres entourent cette soi-disant création de la race, qui reste pour le moins assez confuse, avec l'intervention de personnages hauts en couleurs, qui ont “brouillé les cartes”, pour des motifs divers, allant de velléités mercantiles (Essig, éleveur de Leonbergs au 19ème siècle, souhaitait produire et vendre des Leonberg à grande échelle), à la volonté de donner à cette race, peut-être au départ bergère (chien de ferme ou de protection du troupeau), sinon issue de croisements divers, des lettres de noblesse, en la réservant à une caste aristocratique.
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# Posté le mercredi 07 février 2007 11:44

La ville de leonberg

La ville de leonberg
Voici un bref aperçu historique de la ville de Leonberg, d'après la présentation de l'histoire de la ville sur son site internet (www.leonberg.de).

Cette ville moyenne de 35 000 habitants, située à 15 km au nord-ouest de Stuttgart, dans le Wurttemberg, était au début du 19ème siècle une bourgade de 2000 habitants.

La ville fut fondée en 1248 par le Comte Ulrich I de Wuerttenberg; ce petit village médiéval s'appelait au départ Levinberch.En 1470, environ 900 personnes vivaient dans la petite ville de Leonberg, essentiellement de l'agriculture, de la viticulture et de l'artisanat.

En 1635, la peste fait 635 victimes, soit environ la moitié de la population de Leonberg.

Les habitants vivent de l'agriculture; la viticulture, qui avait fait de Leonberg une bourgade modérément prospère, diminue au 17ème siècle.

C'est en 1684 qu'a lieu la première foire au cheval à Leonberg, dans laquelle on trouvera par la suite un marché aux chiens. Ce marché au cheval a été créé pour remédier à une situation économique difficile, et pour concurrencer le marché aux cheval de Pforzheimer.

La ville de Leonberg, dont les armoieries représentent un lion, n'est donc pas tiré de la race de chien du même nom comme on a pu souvent le lire, puisqu'elle existait sous le nom de Leonberg 4 siècles avant le premier marché aux chevaux et aux chiens.


Ceux qui soutiennent l'hypothèse d'une existence ancienne du Leonberg, bien avant la supposée création de la race par Heinrich Essig au 19ème siècle, indiquent que de plusieurs régions d'Allemagne, on se rendait à Leonberg, dont le marché aux chiens est connu depuis plusieurs siècles, pour se procurer des chiens de montagne, pour protéger fermes et troupeaux. Cependant, dans l'historique de la ville de Leonberg présenté sur le site de la municipalité, on ne fait mention pour la première fois du chien de Leonberg qu'en 1846: on peut ainsi lire “Heinrich Essig élève le chien de Leonberg, un croisement de Saint-Bernard, de Terre-neuve et de Montagne des Pyrénées”.
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# Posté le mercredi 07 février 2007 11:47